Étude électrophysiologique

Qu’est-ce que c’est ? 

L’étude électrophysiologique correspond à un examen permettant une analyse précise de l’activité électrique à l’intérieur du cœur. Elle se révèle utile pour dépister la majorité des pathologies responsables de palpitations, malaises ou syncopes d’origine inconnue en vue de déterminer le traitement le plus adapté.

D’autre part, celle-ci est efficace dans la prise en charge de certaines arythmies, toutefois complétée par une ablation par radiofréquence.

Le déroulement

Réalisée par un cardiologue, l’étude électrophysiologique dure entre 1h et 1h30, et est souvent assistée par un infirmier. Indolore, l’examen est effectué sous anesthésie locale.

  • L’installation

Une fois dans la salle d’intervention, un infirmier installe le patient sur la table d’examen, en position allongée sur le dos. Des électrodes sont fixées sur le thorax en vue d’apprécier l’activité électrique du cœur. D’autre part, un brassard est mis en place pour évaluer la tension artérielle. Parfois, des lunettes nasales sont nécessaires pour l’administration de l’oxygène. Une fois la zone de ponction désinfectée, des champs sont étalés sur tout le corps pour garantir un maximum de stérilité. Par ailleurs, le cardiologue et l’infirmier sont habillés stérilement pour éviter d’éventuelles infections.

  • L’examen

À l’issue de l’opération précédente, le cardiologue effectue une anesthésie locale sur le site de ponction. Légèrement douloureuse au départ, elle assure la réalisation de manœuvres indolores par la suite. Ceci étant, 1 à 3 guides sont alors insérés dans la veine fémorale, tubes servant de passage aux différentes sondes. Tout au long de l’intervention, le patient peut ressentir une simple pression à cet endroit.

  • L’examen terminé

À l’issue de l’examen, le cardiologue retire les sondes. Par ailleurs, le médecin effectue une compression locale au niveau du point de ponction afin de prévenir tout saignement. Enfin, un pansement compressif s’impose.

Une fois dans sa chambre, le patient est installé confortablement, allongé et les jambes tendues. D’autre part, une surveillance rigoureuse est prescrite pour :

  • Vérifier la tension artérielle, les pulsations, le site de ponction ainsi que le pouls au niveau du membre ponctionné.
  • Déterminer la fréquence de miction et la présence d’éventuelles douleurs.

Par ailleurs, une télémétrie sur le thorax permet de suivre l’ECG et les pulsations en continu. Un électrocardiogramme est également effectué au lit et confronté avec celui réalisé avant l’examen.

Les recommandations

Une fois le pansement retiré, le patient doit s’abstenir de bains et de douche pendant 48 heures et de gratter localement en cas d’apparition d’une éventuelle croûte cicatricielle. Pour un examen ambulatoire, le sujet est généralement raccompagné chez lui.