Endarterectomie carotidienne

Généralités

Rappelons que les sténoses carotidiennes sont consécutives à la formation d’une plaque athéromateuse. Figurant parmi les interventions cardiovasculaires les plus courantes, la chirurgie carotidienne vise à retirer celle-ci.

Les hommes sont les plus touchés, notamment ceux présentant des facteurs de risque cardiovasculaires tels que l’hypertension artérielle, l’hyperlipidémie, le diabète, le tabac ou la présence de maladies coronariennes.

L’endartériectomie carotidienne : pour qui ? 

L’opération peut être effectuée chez des patients :

  • symptomatiques, dont le degré de sténose est de 70% et la condition de morbidité neurologique inférieure à 5%
  • asymptomatique, dont le degré de sténose est de plus de 60% et la morbidité neurologique inférieure à 3%

La sévérité de la sténose carotidienne est évaluée par le biais d’une échographie-doppler. Dans le cas où celle-ci est supérieure à 60%, un angio-scanner s’impose.

En présence de déficit récent hémisphérique cérébral ou de séquelles radiologiques d’ischémie récente, l’intervention sera différée.

À l’issue de l’opération, un doppler de contrôle est prescrit dans la journée, et à deux mois, puis à six mois pour finalement se limiter à une fois par an.

L’endartériectomie carotidienne : quelles techniques ? 

L’endartériectomie carotidienne peut être :

  • une endartériectomie par éversion au cours de laquelle une éventuelle revascularisation de précaution est réalisée par pontage veineux ou prothétique, notamment en cas de lésion étendue
  • une endartériectomie ouverte consistant en une ablation de la plaque athéromateuse suite à l’ouverture de l’artère après clampage