Cardiopathie congénitale

Généralités

On parle de cardiopathies congénitales lorsque le cœur ou les vaisseaux sanguins localisés à proximité du cœur n’atteignent pas leur développement normal avant la naissance. Ces pathologies affectent environ 1% des naissances vivantes et constituent la malformation congénitale la plus courante chez les nouveau-nés.

Les différents types de cardiopathies congénitales

La plupart des cardiopathies congénitales sont réparties en deux grandes catégories :

  • les cardiopathies cyanogènes

Parmi les cardiopathies cyanogènes les plus fréquentes, on distingue la transposition des gros vaisseaux, c’est-à-dire qu’il y a une inversion des artères du cœur, et la tétralogie de Fallot, syndrome associant plusieurs maladies cardiaques telles que la sténose pulmonaire, le déplacement de l’artère pulmonaire ou l’hypertrophie du ventricule droit.

  • les cardiopathies non cyanogènes

Les cardiopathies non cyanogènes sont consécutives à plusieurs malformations telles que :

  • les rétrécissements ou « sténoses » des artères ou des veines et les anomalies des valves cardiaques entravant la bonne circulation du sang. Les plus courantes sont les sténoses pulmonaires et les sténoses aortiques
  • la malformation du canal artériel, c’est-à-dire lorsque celui-ci ne se résorbe pas après la naissance, gênant ainsi le fonctionnement du cœur
  • les anomalies de communication entre les cavités cardiaques

Les symptômes

Les signes les plus fréquents de malformations cardiaques congénitales sont :

  • l’essoufflement
  • une respiration accélérée
  • une diminution de l’appétit, notamment chez les bébés en raison de la fatigue
  • un faible gain de poids
  • une teinte bleutée de la peau, des ongles et des lèvres
  • une fatigue à l’effort

Les étiologies

Si l’origine de ces malformations reste peu connue, la trisomie 21 et le syndrome de Turner sont souvent évoqués.

Les malformations congénitales du cœur sont la plupart du temps liées aux anomalies des reins ou du tube digestif.

Les examens et analyses complémentaires

L’échographie cardiaque, la radiographie ou l’électrocardiogramme sont les principaux examens à réaliser.

L’échocardiographie et la technique du « Doppler pulsé » consistent en une analyse fonctionnelle et anatomique. Elles permettent d’enregistrer le flux du sang à l’intérieur des vaisseaux et des cavités cardiaques. D’autre part, l’IRM cherche à préciser les défauts cardiaques et morphologiques.

Le traitement

La prise en charge des cardiopathies congénitales passe par une mesure chirurgicale, palliative ou curative. Généralement, l’opération est préconisée avant l’âge de 4 ou 5 ans, à « cœur fermé » ou à « cœur ouvert ».