Accident ischémique transitoire

L’Accident Ischémique Transitoire (AIT) entraîne un déficit neurologique transitoire et expose le sujet à un risque augmenté d’un accident vasculaire cérébral dans les jours qui suivent. L’ischémie cérébrale transitoire ne dure pas plus que 24 heures. Le dysfonctionnement neurologique survient brutalement et disparaît généralement après quelques minutes. L’imagerie médicale peut aider dans le diagnostic.

Contrairement à l’accident vasculaire cérébral, l’ischémie cérébrale transitoire ne constitue pas un infarctus puisque les lésions causées ne sont pas définitives. Néanmoins, il faut surveiller les risques de rechute puisque près de 10 % des AIT se reproduisent ou récidivent sous-forme d’un AVC. En définitive, l’AIT doit être considéré comme une urgence diagnostique en raison des risques de récidive. Par ailleurs, bon nombre de facteurs favorisent la rechute, notamment :

  • L’âge : les personnes de plus de 60 ans sont plus exposées à ce risque,
  • La persistance du dysfonctionnement neurologique,
  • La récence de l’AIT,
  • Sa fréquence,
  • La présence de diabètes ou hypertension
  • La présence d’une sténose de la carotide interne.

Effectuer le diagnostic de l’AIT se révèle difficile dans la majorité des cas car les symptômes sont parfois minimes et disparaissent à l’arrivée du patient chez le médecin ou le neurologue. De plus, le caractère pathologique n’est pas facile à cerner selon l’affirmation du patient puisque ce dernier peut minimiser ou négliger les symptômes. Les symptômes suivants caractérisent la survenue d’une ischémie cérébrale transitoire :

  • Cécité monoculaire s’apparentant à l’installation d’un voile noir sur le champ visuel qui se dégagera progressivement pour rétablir l’acuité visuelle,
  • Troubles du langage de type aphasique,
  • Troubles moteurs ou sensitifs unilatéraux,
  • Vertiges,
  • Hypoglycémie,
  • Hypotension orthostatique.

A la survenue d’une AIT, le patient doit être hospitalisé d’urgence dans une structure adaptée en vue de réaliser une imagerie médicale cérébrale rapidement pour mieux détecter le trouble. La prise en charge par un neurologue spécialisé est nécessaire si le diagnostic est rétrospectif, c’est-à-dire effectué quelques jours ou quelques semaines après le dysfonctionnement neurologique. Aucun traitement ne peut être attribué au malade avant la réalisation de l’imagerie cérébrale.

Un traitement par aspirine est recommandé au patient dans l’attente des résultats de l’imagerie médicale cérébrale. Le neurologue peut également prescrire un traitement par anticoagulant par héparines si l’AIT est répétitif, d’origine cardiaque ou lié à une dissection artérielle.