AVC hémorragique

Introduction aux AVC

Les accidents vasculaires cérébraux ou AVC touchent environ 130 000 personnes par an en France, dont 20 % environ sont des cas d’AVC hémorragique, les autres étant ischémiques. L’hémorragie intracérébrale est causée par une fragilité vasculaire due à une pression sanguine excessive, une hypertension artérielle ou une rupture d’anévrisme. Elle se manifeste sous deux différentes formes, à savoir les hémorragies intracérébrales et les hémorragies cérébro-méningées.

Les statistiques révèlent que l’âge constitue le premier facteur pouvant causer un accident hémorragique. En effet, les risques d’ AVC se révèlent plus importants au-delà de 55 ans. D’autres facteurs peuvent favoriser la survenue d’une hémorragie intracérébrale, notamment :

  • La prise d’anticoagulant sur le long terme augmentant le risque d’AVC hémorragique d’au moins 7 fois,
  • Un surdosage en antivitamine K (jugé par l’International Normalized Ratio ou INR) qui double les risques,
  • La prise d’antiagrégants plaquettaires sur le long terme qui entraîne la leucoaraiose et l’angiopathie amyloïde, deux pathologies cérébrales à risque hémorragique.

Signes et symptômes d’un AVC

Un sujet touché par un AVC hémorragique présente généralement les symptômes suivants :

  • Céphalées
  • Déficit neurologique
  • Perte de la motricité, de la sensibilité et de la vue
  • Trouble du langage
  • Perte de connaissance

Le décès survient dans les cas extrêmes puisque l’impact de l’ AVC hémorragique dépend essentiellement du volume de l’hématome, c’est-à-dire que plus l’hématome est volumineux, plus les risques sont importants. A noter que les symptômes apparaissent rapidement et peuvent disparaître aussitôt ou persister longtemps.

Si le patient survit, le processus de récupération repose sur l’importance des dommages cérébraux causés par l’ AVC hémorragique. Dans 10 % des cas, les sujets devront être placés dans des centres spécialisés dans le traitement d’handicaps physiques. Seule une partie des personnes frappées par la maladie pourra s’en remettre complètement après un traitement long et rigoureux. Mais pour remédier à un AVC, la réalisation d’un diagnostic s’impose. A cet effet, l’imagerie médicale est conseillée. Grâce aux progrès de la science et des technologies, il est maintenant possible de dater et connaître le mécanisme de l’hémorragie intracérébrale grâce à un scanner crânien et à l’imagerie par résonance magnétique.

Prise en charge de l’AVC

Pour traiter un AVC hémorragique, l’hospitalisation est nécessaire. Après un premier bilan donné par un spécialiste, le sujet peut être traité à distance avec des médicaments antihypertenseurs qui diminuent les risques de récidive. La prise d’antidépresseurs de la classe des IRS (fluoxetine) permet de récupérer plus rapidement. Quelques séances de rééducation s’imposent pour certains patients, tels que la kinésithérapie, l’ergothérapie, quelques activités physiques ou encore l’orthophonie. Certains patients sont enfin traités par les neurochirurgiens avec l’évacuation de l’hématome intracrânien.