Dystonie

Introduction à la dystonie

La dystonie se produit à la suite d’un mauvais signal envoyé par le cerveau. Les contractions musculaires provoquent des postures et des mouvements anormaux. Elle touche aussi bien les femmes que les hommes.

Classification des dystonies

Il en existe plusieurs types  :

  • La dystonie idiopathique de torsion : elle débute généralement dans une partie spécifique du corps (jambe ou pied) et s’étend aux autres parties du corps (cou, dos, bras…). La dystonie idiopathique de torsion est héréditaire.
  • Autres dystonies héréditaires : la dystonie de Segawa qui se développe chez l’enfant ou le jeune adulte et se manifeste par une certaine rigidité et une maladresse. Le traitement à la dopa est efficace pour soulager les symptômes.

La dystonie parkinsonienne liée au chromosome X touche particulièrement les hommes des Philippines. Elle présente une certaine ressemblance avec la maladie de Parkinson, a tendance à s’aggraver et peut aboutir à une invalidité importante.

  • Les dystonies secondaires : l’affection fait suite à des lésions ou à la formation de cicatrices dans des zones du cerveau à cause d’un apport réduit d’oxygène à la naissance, d’accidents cérébrovasculaires, de lésions cérébrales ou de maladies (sclérose en plaques, encéphalite, maladie de Wilson…).
  • Les dystonies focales qui regroupent le blépharospasme, la dystonie cervicale, la dystonie oromandibulaire, la dysphonie spasmodique, la crampe de l’écrivain et le spasme hémifacial.

La dystonie se manifeste par un mouvement de tension ou de torsion des muscles : rotation involontaire des muscles au niveau de la nuque, yeux fatigués, rotation interne d’un pied lorsque le patient soulève la jambe, tremblements, troubles de l’écriture, troubles de la parole… Ni la conscience ni les fonctions intellectuelles ne sont altérées. Les manifestations ont tendance à s’aggraver en période de stress.

Traitement de la dystonie

Pour soulager les symptômes, le médecin peut prescrire plusieurs médicaments myorelaxants. Les injections de toxine botulinique sont prescrites dans les cas de dystonies focales, notamment lorsque l’affection touche un groupe limité de muscles. La toxine botulinum affaiblit le muscle et réduit le spasme sans entraîner de paralysie. Son effet durant environ trois-six mois, il faut refaire les injections régulièrement.

Une intervention chirurgicale peut aussi être envisagée si le traitement médicamenteux et les injections de toxine botulinique ne donnent pas de résultat.

Lors du diagnostic, le médecin cherchera à savoir s’il s’agit d’une forme primaire ou secondaire. Il s’intéressera donc au passé du patient et procèdera également à un examen physique, puis à des radiographies. Un scanner, un IRM et une ponction lombaire peuvent également être réalisés si nécessaire.