Crises tonico-cloniques

Introduction aux crises d’épilepsie

La crise d’épilepsie ou crise convulsive ou crise comitiale résulte d’une décharge électrique brutale et anormale dans le cerveau. Il existe deux grandes catégories de crises épileptiques : partielles et généralisées (dont l’une des formes sont les crises tonico-cloniques). Les crises partielles touchent uniquement une zone localisée du cerveau tandis que les crises généralisées concernent la totalité du cortex.

Les manifestations des crises partielles diffèrent selon la zone touchée du cerveau : des spasmes, des secousses, des picotements, des engourdissements, des sensations de piqures, des nausées, des sensations étranges (tristesse, peur, impression de déjà-vu…)

Les crises généralisées entraînent une perte de conscience brève ou plus longue. On distingue plusieurs types de crises généralisées : les crises tonico-cloniques, les crises toniques, les crises atoniques ainsi que les crises myocloniques et cloniques.

Les crises tonico-cloniques

Les crises tonico-cloniques sont les plus spectaculaires et ne peuvent passer inaperçues. Elles se déroulent en deux phases : la phase tonique et la phase clonique, d’où son appellation. Lors de la première phase, la personne perd soudainement connaissance et tombe. Elle devient raide et présente des contractions musculaires généralisées sur l’ensemble du corps pendant environ 20 secondes. Les autres signes de la phase tonique sont : mâchoire crispée, arrêt de la respiration, présence d’écume sur la bouche, augmentation du rythme cardiaque et de la pression sanguine.

La deuxième phase, la crise clonique, se caractérise par des spasmes rapides des 4 membres. Elle peut durer quelques minutes. À la fin de la crise, la personne se décontracte et plonge dans le sommeil. Elle peut perdre le contrôle de sa vessie et de ses intestins à ce moment-là. Elle reprendra lentement conscience et pourra sembler confuse, déprimée ou somnolente.

Les crises tonico-cloniques durent généralement une minute, mais peuvent durer plus longtemps. Il est possible que la personne se blesse pendant la crise : morsure au niveau des lèvres et de la joue, blessures au niveau de la tête en cas de mauvaise chute… Il arrive aussi que la personne présente une fracture de stress due à une tension dans l’os. Certaines complications peuvent apparaître, mais sont très rares : pneumonie par aspiration ou œdème pulmonaire si la personne a avalé de travers du vomi ou de la salive pendant la crise.

Lors de la première phase, la personne peut arrêter de respirer en raison de la raideur de ses muscles, notamment ceux des poumons. Le visage du patient peut alors devenir bleu. Toutefois, cette phase ne dure que quelques secondes et ne nécessite pas une réanimation cardio-respiratoire. Après la phase tonique qui dure quelques secondes, la personne recommencera à respirer même si elle fait encore l’objet de spasmes musculaires.