Algie vasculaire de la face

Introduction à l’algie vasculaire de la face

À la différence de la migraine, l’algie vasculaire de la face (AVF) ou « céphalée suicidaire » se caractérise par des crises douloureuses, intenses, brèves, répétées. Plus commune chez les hommes de 20 à 40 ans, elle se manifeste généralement sur l’un des côtés de la tête. Cette pathologie invalidante touche 0.2% de la population.

Symptômes et causes de l’algie vasculaire de la face

L’ AVF s’apparente souvent à de brefs épisodes de maux de tête. D’autres symptômes sont également observés :

  • Douleur à la base du crâne ou du cou ou, souvent, de la région orbitaire
  • Crises régulières la nuit
  • Chute de la paupière
  • Larmoiement, rougeurs ou œdèmes autour de l’œil
  • Changement de la taille de la pupille
  • Écoulement nasal
  • Episodes de douleurs intensives et isolées de 15 à 90 minutes
  • Agitation et nervosité lors des crises

Les étiologies de l’ AVF sont encore inconnues jusqu’à présent. Comme celles de la migraine, les douleurs sont peut-être liées à la dilatation et la constriction des vaisseaux sanguins.

Typologie d’AVF

Il existe 2 types d’ AVF :

  • Un type chronique au cours duquel les sujets manifestent des crises prolongées qui ne durent pas plus d’un mois. Il concerne 10 à 20% des cas.
  • Un type épisodique, plus courant, qui se traduit par des crises à double périodicité, c’est-à-dire tous les deux jours à une fréquence de huit fois par jour et à des horaires réguliers.

Traitement de l’algie vasculaire de la face

Bien que ces douleurs soient handicapantes au quotidien, des traitements médicaux existent. Les médecins procèdent généralement à des traitements de crise et des traitements de fond.

  • Les traitements de la crise recourent à l’usage du sumatriptan sous-cutané. Cependant, il est contre-indiqué aux personnes présentant des problèmes cardiovasculaires, hépatiques ou une hypersensibilité aux sulfamides. Son usage est limité à deux fois dans la journée. L’oxygénothérapie est également efficace pour atténuer brièvement les douleurs lors d’une crise.
  • Les traitements de fond. En première intention, les spécialistes utilisent souvent du vérapamil, un médicament traditionnel utilisé pour calmer les troubles cardiovasculaires. A cause des doses importantes, il est nécessaire de mettre le patient sous surveillance médicale. En deuxième intention viennent les corticoïdes et le lithium. Malgré ses fréquents effets secondaires, ce dernier médicament se révèle efficace pour réduire la fréquence des crises.

Actuellement, de nouvelles pistes thérapeutiques sont en phase de recherche, notamment la stimulation de l’hypothalamus inféro-postérieur, la région du cerveau à l’origine de l’affection. Cette méthode est réservée à des cas sélectionnés.