Blépharospasme

Introduction au blépharospasme

Le blépharospasme se caractérise par une contraction involontaire et répétitive des muscles des paupières, des sourcils et d’autres muscles. Il se traduit par l’incapacité du patient à ouvrir correctement les yeux. Cette dystonie focale peut affecter une seule paupière ou les deux à la fois et est assez commune chez les personnes âgées de 50 à 60 ans, notamment les femmes.

Signes et étiologie du blépharospasme

Le blépharospasme se traduit généralement par la fermeture intempestive des yeux. Les signes avant-coureurs sont essentiellement de simples clignements des yeux conduisant à une interruption involontaire et prolongée de l’activité visuelle. Ce dysfonctionnement survient lorsque les yeux sont fortement sollicités par la visualisation d’un écran d’ordinateur, la lecture ou la conduite d’un véhicule. Si les contractions sont peu intenses au réveil, elles tendent à s’amplifier dans la journée, notamment dans l’après-midi où les efforts visuels sont soutenus.

Le blépharospasme se développe souvent sans facteurs apparents.  Il peut survenir au cours de certaines atteintes de la paupière ou suite à une paralysie faciale périphérique altérant le nerf facial. Ce dysfonctionnement peut être associé à la maladie de Gilles de la Tourette se traduisant par des tics violents associés à une coprolalie et une écholalie. Il résulte aussi souvent d’une exposition aux drogues, d’une fatigue, du stress, d’efforts physiques ou d’un manque de sommeil.

Outre ces éléments, divers facteurs ont tendance à aggraver les contractions sur le long terme :

  • Irritants environnementaux comme le vent, la lumière forte ou la pollution de l’air
  • Fatigue
  • Sensibilité à la lumière
  • Stress
  • Blépharite
  • Conjonctivite
  • Yeux secs

Le diagnostic vise à écarter certaines maladies similaires comme :

  • Blépharite :

Une inflammation de la paupière secondaire à une infection ou une allergie.

  • Spasme hémifacial

Une maladie non dystonique faisant intervenir plusieurs muscles sur un côté du visage impliquant la paupière. Elle résulte de l’irritation du nerf facial.

Une baisse des paupières due au relâchement d’un muscle de la paupière supérieure.

Prise en charge du blépharospasme

Pour soigner le blépharospasme, le médecin prescrit généralement des médicaments comme le clonazépam, le lorazépam, et le trihexyphénidyle. À l’échec de ce traitement, des injections de neurotoxine botulique dans les muscles touchés se révèlent nécessaires. Le dernier recours est souvent la chirurgie mini-invasive pour réduire l’hyperactivité neuromusculaire.