Arthrose sous talienne

Définition de l’arthrose sous talienne

L’arthrose sous talienne se définit par l’usure du cartilage de l’articulation sous-talienne située entre le talus et le calcanéus. Sa localisation en région sous malléolaire participe à la stabilité du pied et de la cheville, notamment sur les terrains instables. Elle travaille de concert avec les articulations talo-naviculaire et calcanéo-cuboidienne pour assurer la torsion du pied.

Symptômes

L’arthrose sous talienne se traduit par des douleurs progressives durant la marche, des épisodes de gonflements de la cheville et de l’arrière-pied ainsi qu’une perte partielle, voire totale de la mobilité de l’articulation.

Les étiologies

L’arthrose de la cheville fait généralement suite à une fracture du talus ou à une fracture du calcanéus. La destruction du cartilage peut également être secondaire à des maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde.

Le diagnostic

Le diagnostic de l’arthrose de la cheville passe par un bilan radiographique. L’examen se fait debout, et la cheville est entourée d’un fil métallique. Cette étape permet d’évaluer les désaxations en vue de contrôler son évolution. D’autres examens viennent suppléer celui-ci, à savoir le scanner ou la tomoscintigraphie.

Le traitement

Avant de recourir à la prise en charge chirurgicale, le traitement médical est généralement préconisé. Il consiste en la mise en place d’un chaussage adapté avec semelle orthopédique, accompagné d’injections articulaires de corticoïdes et d’acide hyaluronique. Le traitement est complété par des antalgiques et des anti inflammatoires.

Face à l’échec du traitement médical, l’arthrodèse s’impose. Il s’agit d’un blocage articulaire au cours duquel le chirurgien met en place des vis. Cette opération a pour objectif de réduire les douleurs engendrées par les contraintes articulaires, au sacrifice très modéré de la mobilité.

 

Le patient est hospitalisé pendant 2 à 4 jours, et subit une immobilisation par botte de marche sans appui durant 2 mois. La reprise de l’appui se fait de manière progressive avec l’assistance d’un kinésithérapeute.

 

Les complications

La complication la plus fréquente est certainement la pseudo-arthrodèse, qui se traduit par la non-fusion de l’articulation au bout de 12 mois après l’intervention chirurgicale. La phlébite peut également survenir, conduisant à une éventuelle embolie pulmonaire en raison d’un caillot veineux qui passe dans la circulation générale. Quoique rare, l’hématome nécessite toutefois une évacuation chirurgicale dans des cas isolés. D’autre part, l’on enregistre également des cas d’algodystrophie, un phénomène douloureux et inflammatoire.