Fracture traumatique des membres inférieurs

Généralités

Les fractures du membre inférieur concernent le fémur et le col du fémur, le genou, le tibia et le péroné, la cheville ainsi que le pied. On parle de fracture simple, ou complexe. Si le traumatisme de la cuisse est souvent bénin, la pathologie du bassin, de la hanche et du col du fémur exposent le sujet à des risques conséquents. D’autre part, une fracture du membre inférieur doit faire l’objet d’une évacuation immédiate si elle présente certains signes tels que le déplacement majeur et l’ouverture cutanée susceptibles d’entraîner un risque d’ischémie ou de paralysie, notamment en cas de nerfs endommagés, mais aussi d’infection.

Les causes

La plupart des cas enregistrés émanent d’un contexte sportif au cours duquel le sujet subit un choc direct sur la jambe, la hanche ou le pied. Les accidents de la route, en particulier des deux roues, sont les plus pointés du doigt. Les personnes d’âge mûr sont plus susceptibles de se briser le col du fémur ou la hanche. D’autres facteurs indirects peuvent également provoquer une fracture, comme mettre un pied à rude épreuve lors d’un mouvement angulaire.

Diagnostic

Simple et guidé par une forte suspicion, il consiste en une radiographie conventionnelle, et dans de rares cas, en une tomo-scintigraphie.

Le traitement

La prise en charge vise à la réduction de la fracture à travers différentes techniques :

  • La pose d’un plâtre :

Ce procédé permet de soulager le membre lésé, et diffère selon l’âge du sujet concerné. Chez l’adulte, le plâtre doit recouvrir, voire dépasser la pièce osseuse endommagée, tandis que chez l’enfant, dont la croissance osseuse n’est pas à son terme, cela peut entrainer un arrêt ou au contraire une accélération de la croissance sur le membre blessé.

  • Le recours à la chirurgie

L’intervention chirurgicale n’est pas toujours systématique, surtout lorsque la fracture se situe à la phalange du 3e orteil. Elle s’applique particulièrement aux fractures déplacées à qui l’on doit remettre l’os dans son alignement initial, sous anesthésie, et dans de rares cas, à l’aide d’orthèses, de broches ou de prothèses. L’opération vise à offrir une certaine rigidité à la pièce osseuse endommagée, à éliminer les poussées de douleur engendrée par une malposition et à retrouver une parfaite mobilité de mouvement.