Infirmité motrice cérébrale (IMC)

Le saviez-vous ?

En France au 1er janvier 2016, on dénombrait en moyenne 3 neurologues pour 100 000 habitants.1

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Définition de l'infirmité motrice cérébrale

L’infirmité motrice cérébrale, aussi appelée paralysie cérébrale, est due à des lésions survenues durant la période périnatale. On doit sa description au professeur Guy Tardieu en 1955.

L’infirmité motrice cérébrale est un état pathologique non héréditaire. En France, elle touche environ 2 enfants sur 1000 par an. Elle comporte diverses atteintes neurologiques. Voici la classification de l’IMC selon l’implication motrice et la distribution topographique.

Les troubles moteurs :

  • spastique (réflexes myotatiques hyperactifs et clonus)
  • dyskinétique (mouvements choréiques, athétosiques et balliques)
  • mixte (spasticité et athétose touchant tout le corps)

La distribution topographique :

  • monoplégie (un seul membre touché)
  • hémiplégie (touchant les deux membres ipsilatéraux)
  • paraplégie (deux membres inférieurs spastiques)
  • diplégie et quadriplégie (touchant les 4 membres)

Etiologie de l’IMC

Les lésions causant l’infirmité motrice cérébrale peuvent être d’origine pré ou néo-natale : des malformations vasculaires pendant la gestation, un manque d’oxygène, une incompatibilité du rhésus des parents et des maladies métaboliques. Les lésions peuvent survenir durant l’accouchement à cause d’un traumatisme (souvent lors de l’utilisation du forceps), d’une anoxie, d’une asphyxie, d’usage d’analgésiques (affectant la respiration de l’enfant) ou encore de la prématurité. Il arrive également que les lésions n’apparaissent qu’après l’accouchement à cause d’une tumeur au cerveau, d’un accident vasculaire cérébral, d’infections (méningite…), d’un traumatisme crânien ou encore de problèmes vasculaires.

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Signes et symptômes de l’IMC

Les différents types d’infirmité motrice cérébrale sont : hémiplégique, spastique et athétosique. Les patients atteints de la forme hémiplégique souffrent en général de troubles cognitifs importants. Les personnes touchées par la forme spastique présentent un trouble de la motricité fine. La forme athétosique se caractérise par des mouvements involontaires aggravés par les émotions.

Prise en charge de l’IMC

Le traitement de l’infirmité motrice cérébrale nécessite une prise en charge pluridisciplinaire :

  • La kinésithérapie soulage les contractions et prévient les raideurs.

  • L’ergothérapie améliore la motricité fine de la personne afin de l’aider à devenir autonome.

  • La psychomotricité permet de travailler la prise de conscience du corps, de l’espace et du temps.

  • L’orthophonie permet de travailler l’élocution.

  • L’éducation conductive élaborée par le pédiatre et pédagogue András Pető apprend aux enfants IMC à contourner leur handicap moteur.

  • Les activités physiques aident les enfants IMC à progresser et à mieux appréhender les mouvements de leur corps.

Les prises en charge diffèrent selon les troubles observés chez l’enfant. Les anomalies motrices qui touchent les membres et le tronc provoquent en général des troubles de la croissance des os et des muscles. Des prises en charge adaptées permettent de prévenir ou de limiter ces effets délétères : port de corsets, appareillages de nuit ou de jour, utilisation de la toxine botulique contre la spasticité… La chirurgie peut également être envisagée. L’installation de siège, le port d’attelles et bien d’autres mesures sont nécessaires pour améliorer le confort des enfants IMC.

Sources

1. « Atlas de la démographie médicale en France – Situation au 1er janvier 2016 », Conseil national de l’Ordre des Médecins, Dr Patrick BOUET, Président Sous la direction du Dr Jean-François RAULT, Président de la Section Santé Publique et Démographie Médicale. Réalisé par Gwénaëlle LE BRETON-LEROUVILLOIS, Géographe de la santé (atlas accessible en ligne).

  • Auteur : Dr F. Reinaud
  • Date de création :
  • Auteur de la révision : Dr A. Morjane
  • Date de révision :

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