Maladie de Bouveret

Qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Bouveret se définit par un trouble du rythme cardiaque caractérisé par une accélération intense, notamment des crises brusques de tachycardie. Un épisode peut durer de quelques minutes à plusieurs jours, et se traduit par une angoisse, des palpitations, des douleurs dans la poitrine ainsi que des syncopes ou des lipothymies, dans des cas isolés. Les crises se terminent par une série de bâillements, des éructations, des émissions d’urines abondantes suivies de mictions impérieuses et une grande fatigue. La maladie de Bouveret fait suite à la présence de fibres anormales dans le cœur, ce qui induit un rythme cardiaque accéléré.

Le diagnostic

Le diagnostic de la tachycardie de Bouveret consiste en la description des symptômes par le sujet. Dans le cas d’une tachycardie paroxystique, l’analyse se révèle assez complexe en raison d’une survenue ponctuelle. Lorsque le patient est consulté en urgence, un examen via un électrocardiogramme est réalisé pour mieux apprécier la tendance ascendante du rythme cardiaque allant de l’ordre de 100 à 150 battements par minute.

Les personnes concernées

La maladie de Bouveret touche les personnes jeunes, sans maladie sous-jacente ou encore celles victimes d’une cardiopathie, avec un risque important de décompensation. D’autre part, les sujets en bonne santé sont également exposés au risque. Toutefois, la maladie tend à disparaitre après la cinquantaine.

Le traitement

Une fois le diagnostic posé, le traitement médicamenteux s’impose. Néanmoins, lorsque les crises sont brèves et rares, la maladie se résorbe d’elle-même et ne nécessite aucune prise en charge. Celle-ci s’impose dans le cas de crises chroniques et gênantes au quotidien. Elle consiste dans un premier temps à soulager les poussées par le biais de petits moyens comme les exercices respiratoires ou de déglutition, la compression de 30 secondes des globes oculaires ou du glomus sino-carotidien.

En cas d’échec des traitements antécédents, les médicaments suivants sont prescrits :

  • Adénosine triphophorique (ATP ou Striadyne IV)
  • Sédatifs injectables : Atarax IM
  • ß-bloquant IV
  • Choc électrique externe ou stimulation endocavitaire
  • Amiodarone IV, vérapamil IV (Isoptine)

En cas de crise, il est conseillé de donner à boire au patient, de préférence un verre d’eau rempli de glaçons qu’on laisse fondre pendant au moins 5 mn.

À l’échec du traitement médical, l’ablation par voie endocavitaire reste la dernière alternative. Elle consiste à placer une sonde montée par un vaisseau au pli de l’aine jusqu’au cœur. Les ondes de radiofréquences libérées permettent « de brûler » la zone responsable de la pathologie.

Pour prévenir les récidives, un traitement complémentaire est recommandé tel que l’Amiodarone, le bêtabloquant, le Vérapamil ou les sédatifs.