Flutter auriculaire

Généralités

Rappelons que le cœur est formé de 4 cavités, dont 2 oreillettes et 2 ventricules. Ces derniers assurent l’éjection du sang par les artères, tandis que les oreillettes reçoivent le sang en provenance des veines. À ce titre, le flutter de l’oreillette correspond à un trouble du rythme cardiaque en raison de la contraction rapide et régulière des oreillettes, vitesse trop excessive pour les ventricules. En effet, ceux-ci ne suivent que 1 coup sur 2 ou sur 3, ce qui explique la notion de flutter 2/1 ou 3/1.

Les symptômes

Des crises de palpitations, modérées ou variables, constituent les principaux signes observés. Si chez certains patients, celles-ci ne durent que quelques heures, d’autres peuvent en souffrir pendant une période indéterminée. D’autre part, une sensation d’oppression dans la poitrine ainsi que des angoisses sont rapportées. Dans de rares cas, le flutter auriculaire se traduit par un œdème aigu pulmonaire ou une complication comme l’AVC.

Les étiologies

Le flutter de l’oreillette est consécutif à une stimulation électrique déréglée au niveau du cœur. Il se produit alors une dépolarisation, c’est-à-dire une polarité électrique inverse à l’origine d’une contraction cardiaque. Dans le cas d’une ré-entrée, cette anomalie fait souvent suite à un trouble du rythme du cœur.

Le flutter auriculaire peut également résulter d’autres facteurs tels que :

  • Les malformations congénitales
  • Le désordre métabolique
  • La prise de certains médicaments
  • La séquelle post-opératoire (suite à une chirurgie cardiaque)
  • Les maladies du cœur comme la myocardite, la valvulopathie, la cardiopathie ischémique, etc.
  • L’embolie pulmonaire
  • L’hyperthyroïdie

Le traitement

La prise en charge du flutter de l’oreillette consiste à ralentir le rythme cardiaque à travers des médicaments à base de bêtabloquants. D’autre part, les antiarythmiques sont prescrits en vue de restaurer un rythme cardiaque normal. Pour prévenir la formation de caillots de sang, des anticoagulants sont généralement administrés.

Le choc électrique externe se révèle également être efficace pour certains patients. Il doit être réalisé après une anticoagulation préalable efficace.

Face à l’échec du traitement médicamenteux, l’intervention chirurgicale devient nécessaire. Elle consiste en une ablation par radiofréquence. Le cheminement de l’arythmie dans l’oreillette est assuré par une sonde placée dans le cœur droit. Celle-ci est introduite dans les cavités droites entre l’oreillette et le ventricule, au niveau de l’anneau cavo-tricuspidien. À l’issue de cette opération, le chirurgien procède à des stimulations dans le cœur en vue de retrouver des critères d’efficacité de l’ablation par radiofréquence.