Communication inter ventriculaire

Description

La communication interventriculaire représente la persistance d’un trou dans le septum interventriculaire. Assurant la circulation du sang chez le fœtus, cet orifice se ferme spontanément à la naissance. À défaut, celui-ci entraine un « shunt gauche-droit ». Le sang oxygéné du ventricule gauche est alors drainé dans le ventricule droit en raison de la pression supérieure exercée. Ce dysfonctionnement conduit au ralentissement de la croissance staturo-pondérale. En effet, le sang du ventricule gauche doit vasculariser tous les organes. Face à la fuite de sang à droite, la quantité de sang irriguée se trouve réduite. Par conséquent, le débit sanguin du ventricule droit en provenance du poumon augmente, ce qui explique l’excès de sang dans ce site. Cette accumulation sanguine surcharge les capillaires pulmonaires tout en les exposant à des lésions bronchiques et vasculaires irréversibles.

Des troubles de la ventilation peuvent survenir suite à la dilatation des artères pulmonaires comprimant les bronches. Ce dysfonctionnement engendre des infections respiratoires.

À noter qu’une élévation importante engendre une hausse de la pression systémique, conduisant à une cyanose.

Selon les valeurs des pressions pulmonaires, l’on distingue quatre types de CIV.

Les manifestations

Latente et asymptomatique, la communication interventriculaire peut se traduire par un simple souffle systolique. Si aucun trouble n’affecte les sujets adultes, une grande défaillance cardiaque est observée chez les nourrissons. Bien tolérées, les CIV n’entrainent ni hypotrophie staturo-pondérale, ni cyanose, ni insuffisance cardiaque.

L’évolution de la CIV varie en fonction de la survenue d’une sténose pulmonaire, la réaction de la circulation pulmonaire à la hausse de débit et de pression ainsi que la taille de la CIV.

Dans le cas d’une exérèse dentaire ou de caries dentaires profondes, le risque d’endocardite augmente.

Lorsque la CIV est mal tolérée, les signes suivants sont observés au cours du 1er et du 6e mois de vie de l’enfant :

  • Des troubles de la ventilation
  • Un frémissement précordial
  • Un gros foie
  • Des infections respiratoires à répétition
  • Des sueurs abondantes
  • Une polypnée avec tirage et toux
  • Une gêne respiratoire aux tétées
  • Une cassure de la courbe de croissance