Crises cloniques

Introduction aux crises cloniques

L’ épilepsie clonique se définit comme une maladie neurologique caractérisée par une récurrence de spasmes au niveau des membres associés à une perte de connaissance. Elle se produit spontanément à la suite d’un déséquilibre au niveau des synapses excitateurs et inhibiteurs au sein du cerveau induisant une décharge sur le cortex.

Manifestations des crises cloniques

La perte de connaissance, les tremblements, des spasmes plus ou moins violents, la révulsion des yeux et la surproduction de cyanose constituent les principaux symptômes d’une crise clonique. Celle-ci dure entre 10 et 30 secondes environ. Les spasmes apparaissant lors de l’ épilepsie clonique sont relativement rythmés, contrairement aux crises myocloniques dont les spasmes sont moins violents et irréguliers. Puisque l’épilepsie généralisée commence généralement par une chute et une perte de connaissance, la phase de coma post-traumatique est envisagée à la suite de la crise clonique.

Facteurs de risques des crises cloniques

Les facteurs provoquant les crises cloniques sont très divers. L’ épilepsie peut survenir, par exemple, à la suite d’un traumatisme d’ordre vasculaire, toxique ou tumoral. Certaines crises résultent d’une mutation génétique d’un canal ionique ou d’un gène neurotransmetteur modifiant l’activité neuronale. On compte également les accidents vasculaires cérébraux parmi les principaux déclencheurs des crises épileptiques. En outre, les dérèglements métaboliques (insuffisances rénales ou hépatiques et carences en vitamines et minéraux), l’éthylisme et les tumeurs cancéreuses cérébrales favorisent la survenue des crises.

Traitement des crises cloniques et de l’épilepsie

Suite à l’aboutissement de multiples recherches menées sur les médicaments antiépileptiques, plusieurs options de traitement sont actuellement proposées aux patients. Parmi les médicaments antiépileptiques les plus recommandés pour les crises cloniques, on retrouve le valproate, le lévétiracetam, la gabapentine, le tiagabine et la lamotrigine. Des médicaments récemment découverts ont également révélé leur efficacité, tels que le rufinamide, le lacosamide et la prégabaline. Le choix du traitement dépend en grande partie du fonctionnement du cerveau et de l’étude des mécanismes entrant en jeu durant les crises cloniques.

Les antiépileptiques agissent au niveau des synapses excitatrices et inhibitrices du cerveau en ciblant les molécules. La prise de ces médicaments a pour effet la diminution de la transmission de l’excitation, permettant de contrôler l’hyperexcitabilité neuronale du patient durant la phase clonique. D’autres recherches sont en cours pour améliorer l’efficacité des traitements antiépileptiques.