Colite aiguë grave : une complication de la rectocolite hémorragique

Concilio - Colite aiguë grave : une complication de la rectocolite hémorragique

Le saviez-vous ?

La rectocolite ulcéro-hémorragique est une maladie rare qui touche essentiellement les jeunes femmes âgées de 20 à 30 ans.

Pour mettre toutes les chances de votre côté face à la maladie, l’équipe médicale de Concilio vous accompagne personnellement dans toutes vos problématiques de santé.

Description

La CAG ou colite aiguë grave est une complication de la rectocolite hémorragique (RCH) pouvant engager le pronostic vital à très court terme. Elle peut également être décelée chez les patients atteints de la maladie de Crohn ou de colites infectieuses. En ce qui concerne le diagnostic, il repose sur la combinaison de différents critères clinicobiologiques. Le scanner abdominopelvien permet de chercher des complications de la colite aigue grave. La rectosigmoidoscopie permet de chercher la cause de celle-ci si elle n’est toujours pas connue.

La colite aiguë grave est une urgence médico-chirurgicale avec un taux de mortalité avoisinant les 34% en 1952. En raison des avancées thérapeutiques et diagnostiques actuelles, il varie maintenant entre 1 et 3% et de moins de 1% dans les centres experts. De ce fait, la CAG doit être rapidement prise en charge et de manière coordonnée par les équipes chirurgicales et médicales.

Les complications pouvant surgir

Bien qu’il soit capital d’identifier dans les plus brefs délais une poussée sévère, il est tout aussi urgent de déterminer les complications qui nécessitent une colectomie subtotale. Il est donc indispensable de rechercher les complications suivantes chez les personnes présentant une CAG :

  • La colectasie ou mégacolon toxique
  • Les abcès abdominaux
  • La perforation colique
  • L’hémorragie digestive sévère.

Pour ce qui touche au bilan de la colite aiguë grave, il vise plusieurs objectifs : l’identification précise des critères de gravité de la maladie pour éliminer les complications plus facilement, la recherche d’un facteur aggravant et/ou déclenchant comme une surinfection digestive et la réalisation d’un bilan pré-thérapeutique pour le suivi d’un traitement immunomodulateur et/ou immunosuppresseur.

Concilio vous permet de bénéficier du meilleur du système de santé. Notre équipe médicale vous accompagne de manière personnalisée dans toutes vos problématiques de santé.

  • Dans 45% des cas, votre diagnostic ou votre traitement médical pourraient être optimisés.
  • 9 médecins sur 10 ont déjà prescrit des actes injustifiés : actes chirurgicaux, examens, doublons, mauvaises pratiques…
  • Tous les centres hospitaliers ou centres de traitement ne sont pas égaux. Certains d’entre eux sont plus ou moins adaptés à votre maladie.
  • La médecine se spécialise de plus en plus. Il est parfois complexe d’obtenir une information fiable et de s’orienter vers le bon médecin adapté à votre besoin.

Pour votre santé et celle de vos proches, mettez toutes les chances de votre côté avec Concilio.


La prise en charge thérapeutique

Grâce aux travaux d’une équipe médicale d’Oxford qui a instauré des règles thérapeutiques strictes et le recours précoce à la colectomie, la mortalité de la CAG est descendue à moins d’1% en 1970 à Oxford. La vraie difficulté de la prise en charge concerne la mesure entre les risques et l’efficacité des différents traitements, et ce, sans repousser la colectomie. Comme la gestion d’une colite aiguë grave est pluridisciplinaire, il importe de prévenir l’équipe chirurgicale dès l’admission du patient.

En première ligne, le traitement médical reste la corticothérapie intraveineuse. Il s’agit d’un traitement à forte dose dont la durée ne doit excéder 5 jours. S’il échoue comme dans 40% des cas, il faut envisager le recours à la colectomie. Dans le cas contraire, il faut passer au traitement médical de deuxième ligne avec la ciclosporine intraveineuse ou un immunosuppresseur de la catégorie des anti-TNF, l’infliximab. En une semaine, 80% des malades voient leur état s’améliorer grâce à ce médicament. A 3 jours d’échec de ce traitement de 2ème ligne, la colectomie peut s’imposer.

1305 chirurgiens recommandés par leurs pairs ont été identifiés par Concilio.