Méningite

Introduction à la méningite

Les méninges sont les enveloppes qui entourent la moelle épinière et le cerveau. L’inflammation de ces couches protectrices est appelée méningite. Elle peut être d’origine virale ou bactérienne. 80 % des cas de méningite sont bénignes et d’origine virale. La méningite bactérienne est en revanche beaucoup plus grave et peut être fatale.

Types de méningite

La méningite virale présente peu de risque et ses symptômes ressemblent à ceux d’une grippe. Les signes disparaissent d’eux-mêmes au bout de deux semaines.

La méningite bactérienne est très grave, évolue très rapidement et peut être fatale. Elle touche particulièrement les enfants. Il existe plusieurs types de méningites bactériennes :

  • à pneumocoques causée par la bactérie Streptococcus pneumoniae. Elle touche particulièrement les enfants de moins de deux ans. En effet, la protection immunitaire naturelle contre cette bactérie est acquise vers l’âge de 5 ans.
  • à Hib (Haemophilus influenzae de type B). L’Haemophilus influenza était la principale cause de méningite avant les années 90, mais la vaccination en masse a considérablement réduit les cas d’infections.
  • à méningocoques (Neisseria meningitidis). La Neisseria meningitidis est la seule qui cause des épidémies de méningite. Cette bactérie colonise le nez et l’arrière-gorge d’environ 10 % de la population, mais ne provoque pas de maladie. Elle arrive parfois à contrer les défenses naturelles de l’organisme, causant alors la méningite. L’infection est encore plus grave lorsque les bactéries parviennent jusque dans la circulation sanguine et les organes. On parle alors de méningococcémie.
  • à listeria (Listeria monocytogenes). Banale chez l’adulte, cette forme de méningite peut être très grave chez les femmes enceintes car l’infection peut se transmettre au fœtus. La bactérie liée à la listériose se trouve dans l’eau et le sol, il faut donc faire particulièrement attention à l’alimentation crue.

La contagion

La méningite bactérienne se transmet par un contact direct ou étroit avec la personne infectée. La bactérie est véhiculée par la salive et les sécrétions du nez et de la gorge. On risque de la contracter en utilisant les mêmes verres, les mêmes bouteilles d’eau ou encore le même rouge à lèvres que la personne infectée.

À savoir que toutes les personnes exposées à la bactérie ne développent pas forcément l’infection.

Diagnostic de la méningite

La maladie n’est pas facile à détecter car ses symptômes s’apparentent à ceux de la grippe : fièvre élevée, somnolence, maux de tête, vomissements et raideur de la nuque. On observe également des douleurs déclenchées par un simple mouvement de la tête, de l’irritabilité, de l’agitation et des troubles de la conscience.

Prise en charge de la méningite

La méningite bactérienne, notamment le méningocoque, est une urgence médicale. Elle doit être traitée immédiatement par des antibiotiques. Le patient risque d’avoir des séquelles neurologiques si le traitement se fait attendre : trouble auditif et visuel, troubles cognitifs, etc.