Polyradiculonévrite chronique (PIDC)

Le saviez-vous ?

En France au 1er janvier 2016, on dénombrait en moyenne 3 neurologues pour 100 000 habitants.1

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Qu'est-ce que la polyradiculonévrite chronique ?

La polyradiculonévrite chronique (Polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique – PIDC) se caractérise par la perte de la gaine de myéline des nerfs périphériques. Le principal rôle de la myéline est de protéger les fibres nerveuses, d’accélérer la vitesse de propagation de l’influx nerveux et d’apporter des nutriments à l’axone. La myéline est principalement constituée de lipides. C’est le médecin pathologiste Rudolf Virchow qui lui a donné son nom en 1854.

Etiologie

À cause d’un dysfonctionnement du système immunitaire, des anticorps sont dirigés contre la gaine de myéline. Sa destruction conduit à un défaut de transmission des informations au niveau des nerfs touchés. La myéline se trouve dans de nombreuses cellules du système nerveux : les cellules de Schwann (se trouvant dans le système nerveux périphérique) et les oligodendrocytes (situés dans le système nerveux central)

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Signes et symptômes de la polyradiculonévrite chronique

La PIDC se manifeste par des engourdissements, des picotements, une perte des réflexes tendineux, une faiblesse musculaire, de la fatigue et des douleurs. L’évolution de la PIDC varie selon les patients et selon les nerfs touchés.

La PIDC évolue progressivement et peut s’étaler sur plusieurs années. Cette affection touche les nerfs périphériques de façon bilatérale et symétrique. La polynévrite est d’origine inflammatoire ou dégénérative. Les causes de la polynévrite sont l’alcoolisme, le béribéri, le diabète, l’insuffisance rénale chronique, le HIV, la tuberculose, les oreillons…

Diagnostic

Le diagnostic de la PIDC s’appuie en première partie sur l’interrogatoire du patient suivi d’un examen clinique. Le médecin procède ensuite à différents examens pour confirmer ou non la maladie. L’électromyogramme permet de mettre en évidence la diminution de la vitesse de diffusion de l’influx électrique sur les nerfs. D’autres examens complémentaires sont effectués : la ponction lombaire et la prise de sang. La ponction lombaire permet de trouver une éventuelle élévation des protéines du liquide céphalorachidien tandis que la prise de sang permet de détecter une éventuelle cause et d’écarter les neuropathies.

Prise en charge de la polyradiculonévrite chronique

Les patients souffrant d’une PIDC inflammatoire reçoivent parfois des perfusions d’immunoglobuline intraveineuse. Ce traitement peut être combiné à une corticothérapie. Dans les cas les plus sévères, les patients reçoivent des immunosuppresseurs. Pour soulager les douleurs neuropathiques, on a recours aux antiépileptiques ou antidépresseurs tricycliques.

Par ailleurs, une rééducation permet d’améliorer les conditions physiques des patients : augmenter la force musculaire, améliorer la mobilité et diminuer le retrait des muscles et des tendons.

L’évolution de la maladie varie d’un patient à un autre. Une rechute peut toujours apparaître après une rémission, ce qui est déstabilisant pour le malade. En général, les malades se rétablissent de manière significative.

Sources

1. « Atlas de la démographie médicale en France – Situation au 1er janvier 2016 », Conseil national de l’Ordre des Médecins, Dr Patrick BOUET, Président Sous la direction du Dr Jean-François RAULT, Président de la Section Santé Publique et Démographie Médicale. Réalisé par Gwénaëlle LE BRETON-LEROUVILLOIS, Géographe de la santé (atlas accessible en ligne).

  • Auteur : Dr F. Reinaud
  • Date de création :
  • Auteur de la révision : Dr A. Morjane
  • Date de révision :

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