Compression médullaire

Introduction à la compression médullaire

La moelle épinière constitue le prolongement du cerveau en partant de la boîte crânienne, à partir du rachis et tout le long de la colonne vertébrale. Elle a pour fonction de distribuer les nerfs vers les différentes parties du corps. La moelle épinière se présente tel un cordon blanc d’environ 1 cm de diamètre et 50 centimètres de longueur. Elle est constituée d’une substance grise renfermant les corps cellulaires des neurones et d’une substance blanche composée d’axones. La compression médullaire comprime la moelle épinière et entraîne une interruption des voies nerveuses et des voies sensitives ascendantes et descendantes.

Signes et symptômes de la compression médullaire

Les symptômes principaux sont : des douleurs dans le dos, une raideur segmentaire, une diminution de la force musculaire, une diminution de la sensibilité qui peut aller jusqu’à l’anesthésie, des troubles de la marche, des fourmillements, des picotements, des troubles sphinctériens…

Etiologie de la compression médullaire

Les causes de la compression médullaire sont nombreuses. Elle peut faire suite à une maladie : hernie discale, myélopathie cervico-arthrosique, tumeurs vertébrales ou métastases néoplasiques vertébrales, arthrose vertébrale, neurinome, arachnoïdite, syringomyélie, épendymomes, astrocytomes… Elle peut également être causée par un hématome épidural.

Prise en charge de la compression médullaire

Après l’apparition des symptômes, le médecin procèdera à divers examens : une radiographie de l’ensemble de la colonne vertébrale, un scanner ou une IRM. En cas de compression médullaire, le médecin s’intéressera aux antécédents médicaux anciens ou récents du patient.

La maladie se traite par une intervention chirurgicale qui aura pour but de décomprimer la moelle en éliminant la cause de compression. L’opération consiste à ouvrir le canal médullaire, enlever la tumeur, corriger la malformation, réduire le déplacement vertébral, etc.…

Des risques de complications subsistent pour toute intervention sur le corps humain. Il arrive que la compression cause des lésions vasculaires secondaires irrécupérables malgré l’intervention. Certains symptômes peuvent donc persister même après la chirurgie. Selon la nature de la tumeur, le chirurgien est parfois obligé de sectionner des racines nerveuses. Un hématome post-opératoire peut également survenir et causer des douleurs, voire une aggravation neurologique.

Sans traitement, la compression médullaire conduit irrémédiablement à une paralysie des membres inférieurs si la lésion est basse. Elle provoque une paralysie des 4 membres si la lésion se situe plus haut (cervicale). Après l’opération chirurgicale suivie d’un traitement médicamenteux, la guérison totale est possible, mais des séquelles (diminution de la force musculaire, perte de la sensibilité, incontinence urinaire…) subsistent dans la majorité des cas. La kinésithérapie peut permettre d’atténuer les conséquences à long terme.