Drain pleural : une technique pour évacuer un épanchement pleural

Concilio - Drain pleural : une technique pour évacuer un épanchement pleural

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Présentation

Techniquement, le drain pleural est un tube souple relié à un système d’aspiration, utilisé dans l’évacuation des épanchements survenant dans la cavité pleurale (entre les deux feuillets de la plèvre, c’est-à-dire entre le poumon et la cage thoracique). Ce tube est mis en place au cours de la réalisation d’un drainage pleural (ou thoracique). Il existe différentes méthodes plus simples pour évacuer de la cavité pleurale tout contenu anormal (appelé épanchement), qu’il soit liquide ou aérique. Ce problème peut notamment être traité par une exsufflation (air=pneumothorax) ou une ponction pleurale (liquide= pleurésie). Le plus souvent, lorsque ces techniques ne donnent pas de résultats satisfaisants, les médecins se tournent vers le drainage pleural.

Un drain pleural peut aussi être posé après une pleuroscopie. Il offre par ailleurs la possibilité d’introduire une substance permettant de solidariser les deux feuillets de la plèvre et d’éviter ainsi une récidive de l’épanchement. En général, ce tube souple mesure une trentaine de centimètres.

Déroulement de l’intervention

Le type de drainage réalisé dépend foncièrement de la nature de l’épanchement, gazeux ou liquide. Le drain est soit posé en position haute sur le devant du thorax (en cas de pneumothorax) soit en position basse au niveau du dos (en cas de pleurésie). Dans certaines situations, l’accessoire peut être installé dans la région axillaire, ou dans une zone précise, en cas d’épanchement cloisonné, généralement repérée par échographie. Le tube doit toujours être posé dans des conditions stériles. Après le nettoyage et la désinfection de la zone choisie, il faut effectuer une anesthésie locale et mettre en place un champ stérile. Le médecin pratique ensuite au bistouri une incision de 1 à 1,5 cm et dégage en écartant les tissus un passage étroit jusqu’à la plèvre. Le drain est ensuite introduit jusque dans la cavité pleurale à travers cette incision.

Une fois le drain posé, il est nécessaire de vérifier l’écoulement de l’épanchement à travers le dispositif. L’incision doit ensuite être entourée d’une « bourse » : surjet de fil non résorbable, qui permettra la fermeture de l’orifice à l’ablation du drain. Le drain est relié à la peau par un point fil, la fixation étant consolidée par des strips et un pansement, pour empêcher le tube de ressortir et se détacher spontanément.

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Dispositifs complémentaires et suivi postopératoire

Après la pose, le drain est connecté à un dispositif antireflux et à un récipient contenant de l’eau en cas d’épanchement aérique (qui permet de vérifier également l’efficacité du drainage en constatant des bulles), ou à un récipient de recueil du liquide (appelé « valise », il est gradué pour quantifier le liquide évacué). Ce système, raccordé à une prise de « vide » (pression négative), permet l’aspiration douce de l’épanchement, tout en empêchant l’air d’entrer dans la cavité pleurale. Il est parfois, ou ensuite, laissé en simple « siphonnage » : relié au système, récipient au sol, sans aspiration, la gravité seule jouant ce rôle.

En général, un drain pleural est laissé en place durant au minimum 2 jours, toujours en milieu hospitalier. Un traitement antalgique est systématique. La mobilité du patient peut être limitée par la nature encombrante de l’ensemble du dispositif si le drain est raccordé à un système antireflux et à un appareil de siphonage.

Le tarissement de la production (liquide, ou arrêt du « bullage »), associé à une radiographie satisfaisante, conduisent à une épreuve de « clampage » (on laisse le drain en place, qu’on désolidarise du système de drainage et qu’on bouche). La non reproduction de l’épanchement indique que le drain peut être enlevé. L’ablation est parfois douloureuse, surtout si le drain est resté longtemps en place. Elle peut justifier une prémédication, et une anesthésie locale, pour éviter la douleur à la fermeture de la bourse (qui est serrée assez vivement au moment du retrait, pour éviter l’entrée d’air par l’orifice).

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