Le maladie de Horton ou artérite gigantocellulaire

Concilio - Le maladie de Horton ou artérite gigantocellulaire

Le saviez-vous ?

La prévalence est d’environ 1 sur 1000 pour les 60-69 ans et va jusqu’à 1 sur 120 chez les plus de 80 ans. La maladie n’est donc pas rare chez les personnes âgées.

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Généralités

La maladie de Horton ou artérite temporale est une maladie qui touche le plus souvent les personnes âgées. Elle se caractérise par l’inflammation des vaisseaux sanguins, particulièrement des grosses artères, notamment celles situées au niveau des tempes. Elle a été découverte par le Docteur Ali Ibn Isa dès le Xe siècle. Cependant, c’est le médecin anglais Jonathan Hutchinson qui fait sa première description clinique. Bayard Taylor Horton et Magath effectueront la description histopathologique.

Selon les cas recensés, cette pathologie touche davantage les femmes que les hommes. Elle survient le plus souvent après 50 ans avec une prévalence de 1 cas pour 1000. Les populations du nord de l’Europe sont plus souvent atteintes. Il existe une association avec la pseudopolyarthrite rhizomélique, une pathologie rhumatismale aussi très fréquente à cet âge.

Anatomopathologie

La maladie de Horton est une panartérite segmentaire et plurifocale à cellules géantes. Elle atteint la paroi des artères qui montrent alors des lésions associées ou non à la présence de cellules géantes. Cette pathologie se traduit par :

  • L’infiltration de lymphocytes, de monocytes et de polynucléaires neutrophiles au niveau de l’intima et de la média des artères ;
  • La destruction des fibres musculaires lisses de la média ;
  • La fragmentation de la limitante élastique interne.
  • Un épaississement fibreux de l’intima

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Symptômes et complications

Physiquement, la maladie de Horton se traduit par des céphalées ou maux de tête. Ce signe clinique est le plus fréquemment retrouvé chez 60 à 90 % des cas recensés. Une anomalie peut également être décelée à la palpation des artères temporales comme une induration, des nodules ou une diminution ou abolition du pouls. Certains patients souffrent de troubles visuels et affichent des signes généraux de l’inflammation tels que de la fièvre, de l’anorexie, de l’asthénie, de l’amaigrissement, des douleurs articulaires etc.

L’arrêt de la circulation dans les artères inflammatoires peut entrainer des complications plus ou moins graves, entre autres :

  • Complications oculaires survenant chez 5 à 20 % des personnes atteintes par la maladie de Horton
  • Accident vasculaire cérébral observé chez 5 % des patients. Il peut être transitoire ou non
  • Complications psychiatriques apparaissant chez 3 % des malades comme une désorientation temporo-spatiale ou des troubles de l’humeur. Cela se soigne par traitement corticoïde…

Traitement

Pour traiter la maladie de Horton ou l’artérite temporale, les médecins utilisent généralement des anti-inflammatoires stéroïdiens. Ce traitement doit être mis en route le plus tôt possible pour éviter toutes complications. Il débute avec des doses assez importantes de cortisone qui seront diminuées au fur et à mesure. Le traitement est efficace très rapidement, certains signes pouvant régresser en moins de trois jour après on introduction. En général, le traitement dure plus de dix-huit mois selon la gravité du cas.

Au début du traitement, le médecin préconise une dose de Prednisone entre 0,7 et 1 mg/kg par jour. Cette dose est revue à la baisse pour les cas peu prononcés. Par contre, elle doit être revue à la hausse pour les patients souffrant de troubles oculaires, vasculaires ou neurologiques.

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